lundi 7 novembre 2011

Un plan de rigueur pour qui ?


Le nouveau plan de rigueur annoncé ce jour par François Fillon montre la fébrilité du gouvernement ou plus grave encore, la possibilité de revenir rapidement sur des acquis sociaux.

Car il est profondément injuste ce plan de rigueur : il épargne très largement les plus aisés alors qu'il aura un impact considérable sur le pouvoir d'achat des plus faibles.


En gelant à 1% la valorisation des prestations sociales, le gouvernement oublie par exemple, que 60% des bénéficiaires d’aides au logement concernent des personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.


L'augmentation de la TVA de 5,5 à 7%, même s'il elle épargne des produits alimentaires vont avoir des impacts considérables sur de nombreux produits comme ceux des coûts des transports, de l'énergie, des cantines scolaires, des abonnements, des livres...

Ce plan risque de conduire à la récession, récession qui entraînera probablement un autre plan de rigueur et ainsi de suite...

C'est donc dans une spirale de l'échec que le gouvernement risque de nous conduire.

 Après avoir fait 75 milliards cumulés de cadeaux fiscaux aux plus aisés et aux grandes entreprises depuis 2007, le gouvernement aurait pu avoir un plan de recettes fiscales des plus aisés beaucoup plus ambitieux et certaines niches fiscales auraient pu être complétement supprimées (niche Copé par exemple qui coûte 5 milliards d'euros…).

De même, le gouvernement aurait pu faire des économies pour montrer l'exemple : diminution du nombre de ministres et diminution du nombre de secrétaires d'Etat, diminution de 30% des rémunérations du Président de la République (Nicoles Sarkozy a augmenté son salaire de 170% en 2007), diminution des indemnités des députés et sénateurs, suppression des avantages chômage des députés, révision des retraites des parlementaires.

Cela aurait montré l'exemple !
Le gel du salaire du Président et des Ministres est une vraie provocation.

Enfin, la retouche du régime de retraite montre s'il en était encore besoin l’inconstance du gouvernement et surtout l’échec de cette réforme injuste, qu'on nous avait présentée comme devant permettre d’assurer l’équilibre financier du système de retraites et dont on nous a dit qu'elle avait permis de garantir le triple A.

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