vendredi 9 décembre 2011

Une autre Europe est possible...

Oui, une autre Europe que celle que nous construisent les dirigeants actuels est possible.

Il faut seulement sortir de la pression imposée par les agences de notation qui sont devenues les véritables dirigeantes de l'Europe.

Dès qu'une agence de notation bouge le petit doigt, tout le monde se met au garde à vous et s'empresse de donner un tour de vis supplémentaire à la rigueur pour, surtout ne pas déplaire.

Les pressions des agences de notation conduisent les États à mettre en place des plans de rigueur sans la moindre concertation avec les partenaires sociaux. C'est l'occasion idéale pour les financiers de "détricoter" à grande vitesse tous les acquis sociaux.

J'entendais hier à la radio un candidat à l' élection présidentielle - Hervé Morin pour ne pas le citer - expliquer que pour s'en sortir, il faut travailler plus sans la moindre augmentation de salaire. Pour lui, il faut travailler plus et être payé moins !


Deux événements m'ont choqué ces dernières semaines : les gouvernements de la Grèce et de l'Italie ont "sauté" et les premiers ministres ont été remplacés par des banquiers .

C'est pour moi un déni de démocratie, le peuple n'est même pas appelé à voter.

Un autre manque de démocratie est évident dans les comportements du Président Français et de la Chancelière allemande qui ont envisagé changer le traité européen sans consulter les peuples .

De même, le parlement européen semble complétement absent. Pourquoi avons-nous voté pour élire des député(es) européen(ennes) ?


D'autres pays comme le Japon, les Etats-Unis et même le Royaume-Uni ont des situations financières très dégradées mais ces pays sont beaucoup moins attaqués par les marchés et peuvent continuer à s'endetter à des taux très bas.

Pourquoi ?

Alors que les pays de la zone euro tergiversent sur le rôle que doit jouer la banque de France, ces pays n'hésitent pas à faire appel à leur banque centrale pour faire tourner la plache à billets même si le risque d'inflation est grand.

Rappelons qu'un investisseur préfèrera toujours la certitude d'être remboursé même si la monnaie est dévaluée par l'inflation que le risque de ne pas l'être du tout.

Il faut que la BCE change et ce ne sont pas les décisions prises les 8 et 9 décembre qui changeront grand chose.

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