dimanche 22 janvier 2012

Bayrou, l'hypnotiseur ?

Les élections présidentielles 2007 ont fait naître l'espoir qu'une autre voie était possible et que celle-ci était capable de faire de bonnes alliances pour gouverner. Car gouverner, ce n'est pas seulement être capable d'être élu Président de la République mais d'être également capable d'avoir une majorité à l'Assemblée Nationale pour peser sur les lois.

Mais François Bayrou a décidé de ne pas choisir comme si la traversée du désert était une épreuve indispensable pour être le premier, car c'est bien là son ambition.

J'ai soutenu, avec Corinne Lepage et Cap21, la candidature de François Bayrou en 2007 car il semblait incarner cette possibilité de troisième voie sur laquelle il faudrait compter.

Mais, au soir du premier tour, il fallait choisir...

Et François Bayrou n'a pas fait de choix, condamnant du même coup toute possibilité de compter à l'Assemblée Nationale.

François Bayrou ne souhaite qu'une chose : être le premier et peu importe le devenir des autres.

Il a donc appliqué sa politique préférée : ne pas choisir et s'ancrer dans le ni, ni...


Aujourd'hui, François Bayrou ressort du bois.

J' ai lu son discours de Dunkerque. Il n'y a pas de doute, c'est le discours d'un homme intelligent, qui sait trouver les mots, qui fait de nombreuses références (même un peu tout azimut).

Mais, mais derrière ce discours, comme tous ses discours, il y a une autre réalité : celle que j'ai pu découvrir lorsque j'étais au MoDem : la réalité d'un autocrate qui ne pense qu'au pouvoir.

Et si François Bayrou est élu, on passera donc d'un autocrate à un autre autocrate et la France aura tout à perdre.

C'est la raison qui me pousse à écrire malheureusement ces mots car j'aime beaucoup les discours de cet intellectuel. Mais ce ne sont pas avec des discours que l'on gouverne.

Et si on se laisse endormir par ses beaux discours, si l'on se laisse hypnotiser par l'homme en campagne, alors le réveil sera très douloureux.

J'invite les Français à regarder les votes de François Bayrou à l'assemblée nationale et ceux des sénateurs et députés européens et l'on comprend alors l'écart gigantesque entre les discours, les beaux mots et la réalité de l'action.

Les actes sont alors en opposition aux beaux discours car la désindustrialisation de la France, l'UDF et François Bayrou en ont été des acteurs.

Quant à l'école qu'il défend aujourd'hui, il suffit de demander aux enseignants ce qu'ils pensent des actions de François Bayrou lorsqu'il était ministre...


Voilà pourquoi je pense que ce candidat doit rester important dans le paysage politique sans jamais devenir Président de la République.


Si François Bayrou avait choisi en 2007, peut-être nous n'en serions pas là. En s'ancrant dans la ni, ni, il est donc largement responsable de l'échec actuel.

On dit que Bayrou choisira au soir du second tour. Je pense que le choix est fait : le bleu a remplacé depuis quelques temps le fond orange, les ralliements viennent tous du même côté !

Alors, ne nous laissons pas hypnotiser !

14 commentaires:

  1. Je rappelle que les deux candidats en lice au second tour en 2007 étaient Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal… que la perspective de l'élection de l'ou ou de l'autre, certes certaine, était bien inquiétante… et qu'aucun des deux n'avait la moindre intention de s'allier avec nous.

    (Plus précisément, Ségolène Royal l'aurait volontiers fait à titre personnel, mais son parti, vent debout contre, lui avait interdit d'en parler, dès le soir du premier tour).

    Les deux projets politiques étaient ceux de la dépense à tout va et de l'irresponsabilité.

    Alors, au soir du 1er tour, nous étions dans l'opposition. Ce n'est peut-être pas rigolo, mais c'était le résultat de l'élection.

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    1. Si FB avait choisi, il aurait pu exiger un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale pour peser.

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    2. François BAYROU a suffisamment fait d'erreurs comme celà, c'est un homme corrompu, je n'en veut que pour preuve ses relations ambigües avec la famille BONGO... Mais au moins, on ne peut pas lui reprocher d'avoir "bouffer" dans la gamelle gouvernementale..
      Vendre son âme pour un plat de lentille (en l'occurence un groupe parlementaire), aurait été le pire calcul politique.
      Ceci dit, la dénonciation de sa part du projet de eéforme du quotient familial pour l'impôt sur le revenu démontre bien son revirement clientéliste en faveur des riches
      .
      "La révolution n'est ni à droite, ni à gauche, elle est devant nous"

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    3. La stratégie politique de Bayrou penche de plus en plus à droite.Les mesures drastiques qu’il propose en matière de plan de rigueur l’ancrent clairement à tribord de l’échiquier politique au moins en ce qui concerne les questions économiques.

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  2. 1/ Ce que vous lui reprochez c'est ce que j'apprécie le plus IL N'EST PAS ALLÉ A LA SOUPE!

    2/ Sur la défense de l'industrie ils sont pas nombreux à avoir fait une grève de la faim. Seul le copain du Béarnais l'a fait.

    Bon je ne vais pas voter Bayrou ce coup ci... mais ceux qui justifient de vendre son âme à la façon Morin pfffff

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  3. Je suis d'accord, il n'a pas été à la soupe...
    Mais décidé de soutenir un candidat pour gouverner, réellement avec lui, ne s'appelle peut-être pas aller à la soupe.

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  4. En même temps ce passage à droite était couru d'avance.

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  5. LACROIX PhilippeJan 28, 2012 05:39 AM

    Pour le moment, je vois des gens de droite qui rejoignent François Bayrou!
    Il y a aussi des gens du nouveau centre qui croient que la soupe viendra encore de droite, voir de l' extême- droite et qui approchent leur écuelle.
    PS ( amusant dans ces périodes ): J' avais mis un bulletin orange dans l' urne du second tour en 2007.
    La politique n' est pas un jeu de pari, pour moi, c' est défendre des convictions.

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    1. Je suis d'accord avec toi, Philippe, la politique est avant tout défendre ses convictions. C'est la raison pour laquelle tout le monde doit pouvoir s'exprimer dans les urnes.
      Même si on change de cap à un moment donné, ce changement doit être motivé par des considérations d'ordre politique, c'est-à-dire par l'envie de construire une société meilleure, mais ce changement de cap ne doit pas être motivé pour des raisons d'opportunité personnelle comme on le constate pour certains UMP et NC actuellement.
      A bientôt

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    2. "Si Bayrou avait chisi en 2007, NOUS nous n'en serions pas là, en s'ancrant dans la ni ni il est largement responsable de l'échec actuel"

      La politique du ni ni, on ne peut pas vous la reprocher car lors des élections municipales de Tours en 2008, vous avez clairement choisi votre camp en vous présentant contre le MoDem et en voie de conséquence contre CAP21, de plus vous vous vantez d'avoir toujours une délégation en tant que conseiller municipal
      Bas les masques, dans le mot "NOUS", vous vous situez où?

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    3. Je pense toujours que la politique du ni, ni ne fait pas avancer les choses.
      Si on veut gouverner pour faire avancer ses idées, il faut impérativement faire un choix et rejoindre, sur un programme bien entendu, une force plus grande que celle que l'on représente.
      Dans le cas contraire, on ne fait qu'une candidature de témoignage qui n'apporte rien.
      Oui, j'ai fait un choix lors des municipales, un choix sur un programme et je peux dire aujourd'hui, que les options que nous désirions voir aboutir sont en train d'aboutir.
      Il n'y a donc pas de masque. Je reste néanmoins Centriste et écologiste (avec des options différentes des écologistes classiques sur un certain nombre de sujets !).
      Lorsque nous avons évalué nos forces en Touraine et que nous en avions discuté avec François Bayrou himself, il considérait que l'accord que nous avons conclu était bon.
      Puis les choses se sont embrouillées et sont devenues difficiles.
      Je ne me suis pas présenté contre le MoDem mais pour voir aboutir des projets. Il est cependant vrai que nous (nous = ceux qui se sont présentés avec moi) n'avons pas eu le soutien du moDem, ni de Cap21.
      Mais nous avons fait un choix...
      Pour moi, le non choix est toujours une mauvaise solution.

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    4. Tout d'abord peu importe que vous ayez une sensibilité centriste, de gauche, ou de droite , car ainsi que la résumé notre amie Corinne LEPAGE lors de son intrervention le 24 mai 2007 au Zénith à Paris "le MoDem est le parti des gens qui ne se veulent pas sectaires"
      Il y a un chemin que vous, et vos cinq colistiers, n'aviez pas suivi c'était celui de la clarté intellectuelle.
      En politique la fin ne justifie jamais les moyens.
      Par ailleurs la liste indépendante MoDem aa obtenu 4,18 % des voix au premier tour , il est raisonable de penser que la barre des 5% aurait été franchie sans votre attitude.
      Ainsi vous auriez pu rejoindre la majorité municipale de façon transparente comme l'ont fait les Verts.
      Personnellement j'ai été confronté à un choix lors des élections européennes,en tant que francilien, je ne pouvais pas faire campagne pour Marielle de Sarnez qui a fait un meeting commun avec le sinistre Morillon resposable du désarmement moral des habitants de Srébrénika (on connait hélas la suite); bien qu'ayant voté pour Europe Ecologie , il n'était pas question de militer contre mon parti et j'ai du "m'exiler" en Picardie pour participer à la campagne de Corinne LEPAGE.
      En outre je rappelle que suivant les accords de l'époque CAP21 n'avait qu'une autonomie financière et non pas une autonomie politique,et le fait de soutenir un candidat indépendamment du MoDem aurait été de la félonie.

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    5. Hi!Hi!hi! Mr Aubry vous savez quoi ? celui qui a conduit cette fameuse liste est retourné du côté majorité présidentielle ....
      Je pense que vous ne savez absolument pas ce qui s'est passé dans notre touraine !
      Mr lemoine défend ses idées avec honnêteté : il n'est ni au PS,ni à droite mais bien un centriste écologiste.

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  6. La stratégie politique de Bayrou penche de plus en plus à droite.Les mesures drastiques qu’il propose en matière de plan de rigueur l’ancrent clairement à tribord de l’échiquier politique au moins en ce qui concerne les questions économiques.

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