Parler de TVA sociale constitue bien un oxymore, car comment la TVA qui s'applique uniformément quels que soient les revenus peut-être considérée comme un impôt juste et même social ?
Ce terme est une hérésie, surtout au moment où les français ont de plus en plus de difficulté à faire face aux augmentations habituelles du 1er janvier avec une petite louche supplémentaire pour cause de rigueur budgétaire !
Alors que de plus en plus de français, des plus jeunes comme des plus anciens, doivent faire appel à la solidarité nationale pour manger (secours populaire, resto du coeur...), l'augmentation de la TVA va conduire à impacter les plus pauvres, les classes populaires ainsi que les classes moyennes qui constatent une baisse importante de leur pouvoir d'achat.
Sous le prétexte fallacieux de diminuer les charges des entreprises pour permettre à nos concitoyens d'acheter français par une augmentation du prix des produits importés, cette mesure contreproductive va conduire à mettre en place un processus de récession car plus personne ne pourra plus rien acheter.
Et là encore, pourquoi prendre son temps et réfléchir avec les partenaires sociaux. Non, autant aller vite car une course contre la monte semble engagée. Valérie Pécresse a lancé le compte à rebours en affirmant qu'il fallait que cette réforme soit engagée avant "l'élection présidentielle".
Cela ressemble plus à une promesse envers le patronat à tenir à tout prix plutôt qu'à une réforme destinée à redresser la productivité française, à favoriser l'achat de produits français...
Il faudrait au moins qu'il reste quelques usines pour que le slogan "acheter français" ait un sens. ce qui n'est plus le cas aujourd'hui dans de nombreux secteurs où nous avions il y a encore peu de temps de fortes compétences.
La financiarisation des entreprises est passée par là...
L'entreprise n'a plus de rôle social à jouer, juste des dividendes à rapporter aux actionnaires. Le slogan acheter français n'a donc pas de sens dans l'état actuel de notre industrie.
Aujourd'hui, c'est un autre slogan qu'il faudrait : reconstruire nos usines, ré-internaliser le savoir faire, équilibrer les prix en prenant en compte les externalités.
Tiens, par exemple, pourquoi ne pas construire une filière française dans l'industrie solaire en finançant la recherche, les transferts de technologie, la création d'entreprises sur toute la chaine de valeur en se donnant un objectif : la parité des prix de l'électricité d'ici 5 ans avec un retour CO2 de moins de 3 ans ?
D'autres objectifs de ce genre pourraient être lancés dans d'autres domaines...
Non, le gouvernement préfère les formule, les slogans : "après le travailler plus pour gagner plus", c'est maintenant l'oxymore de "TVA sociale" qui devient le nouveau slogan.
La principale qualité d'une politique budgétaire, c'est sa stabilité. Or, nous avons eu en 2011 cinq plans de finance comme le commente Gille CARREZ, rapporteur du budget à l'Assemblée Nationale .
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